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Comment l’École sociétaire finit
Les derniers militants fouriéristes, des années 1880 aux années 1930

Bernard Desmars  |  2012 / n° 23 |  octobre 2016



Résumé

La période allant des années 1880 aux années 1930 représente la dernière phase du militantisme fouriériste. Le mouvement sociétaire ne comprend plus qu’un petit nombre de disciples, qui, de surcroît, se divisent en deux organisations rivales vers 1900. L’accent est ici mis sur les hommes et les femmes qui continuent à porter les idéaux phalanstériens et à préparer la réalisation d’un phalanstère, près de Beauvais ou à Tahiti. L’approche biographique permet de saisir jusque vers 1910 la présence de certains disciples fidèles à la doctrine sociétaire depuis la monarchie de Juillet ; elle souligne aussi, pour quelques-uns des adhérents plus récents, leur appartenance à des milieux parfois très différents (les coopératives, l’ethnographie). Elle montre enfin la fugacité de certains passages dans le mouvement sociétaire, dans le cadre d’itinéraires marqués par des engagements très divers.

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Index

Lieux : Gênes, Italie - Le Vaumain, Oise - Marseille, Bouches-du-Rhône

Notions : Coopération - Ecole sociétaire - Ecole sociétaire expérimentale - Ecole sociétaire italienne (Scuola Societaria Italiana) - Ligue du progrès social - Syndicalisme - Syndicalisme jaune - Union phalanstérienne

Personnes : Alhaiza, Adolphe - Barat, Etienne - Biétry, Pierre - Buisson, Henry - De Azarta, Emanuele - De Asarta, Emanuele - Destrem, Hippolyte - Duval, Pierre-Henri Raymond, dit Raymond-Duval - Fumet, Jenny - Gauttard, Albert (Louis Gabriel) - Lansac, Maurice - Leydet, Pierre-François - Soulier-Valbert, Félicien - Vachon - Verrier, (Jacques Joseph) Eugène

Pour citer ce document

DESMARS Bernard , « Comment l’École sociétaire finit. Les derniers militants fouriéristes, des années 1880 aux années 1930  », Cahiers Charles Fourier , 2012 / n° 23 , en ligne : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article1089 (consulté le 20 septembre 2018).


Bernard Desmars

Bernard Desmars est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Lorraine. Après avoir étudié la délinquance des premières décennies du XIXe siècle, il s’intéresse depuis quelques années déjà aux militants fouriéristes, et surtout à ce qu’ils deviennent après la Seconde République, aux voies qu’ils empruntent pour réaliser leurs ambitions et concrétiser leurs idéaux. Il participe depuis une quinzaine d’années aux activités de l’Association d’études fouriéristes. Il a récemment publié Militants de l’utopie ? Les fouriéristes dans la seconde moitié du XIXe siècle (Dijon, Presses du Réel, 2010)


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