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Site internet de l’Association d’études fouriéristes et des Cahiers Charles Fourier

Dequirot, René (Jacques)
Article mis en ligne le 18 octobre 2019

par Desmars, Bernard

Né le 30 avril 1876 à Arpajon (alors en Seine-et-Oise, aujourd’hui en Essonne), décédé le 7 novembre 1966 à Paris, 20e arrondissement (Seine). Imprimeur. Participe à un projet de « domaine sociétaire » vers 1909-1910.

René Dequirot est le fils de Clotilde Arsène Crosnier, ouvrière en chaussures. En 1878, sa mère épouse Jacques Hector Dequirot, ouvrier cordonnier, qui reconnaît être le père de l’enfant. Au moment de son mariage en 1901, René Dequirot vit à Paris, dans le 20e arrondissement et est imprimeur. Il épouse Georgette Élise Simonneau, relieuse à Paris et fille d’un menuisier d’Étampes. Le premier enfant naît en 1903 rue des Pyrénées (20e arrondissement) ; les suivants naissent en 1904, 1907, 1909 alors que le couple vit rue Joseph Dijon (18e arrondissement).

Vers 1909, « un groupe d’amis de l’École Sociétaire Expérimentale » se constitue afin de « donner une suite pratique » aux principes fouriéristes. Plusieurs d’entre eux – dont Dequirot – sont délégués par le groupe pour demander à Amédée-Jules Duponchel, qui a participé à l’essai phalanstérien du Vaumain vers 1903-1904, de leur faire « un exposé de son sentiment sur la procédure à suivre pour la formation d’une ‘’Association intégrale’’ ». Le texte de Duponchel conduit à la création d’une Société du Domaine sociétaire, qui veut réaliser un essai phalanstérien. Dequirot est membre du conseil d’administration de l’association.

On ne sait pas ce que devient ensuite cette Société du Domaine sociétaire, dont les membres restent à l’écart des manifestations fouriéristes – les banquets annuels par exemple – et des organes dans lesquels s’expriment leurs condisciples (La Rénovation et L’Association ouvrière).

En 1913 et en 1917, lors de la naissance de leur cinquième et de leur sixième enfants, le couple vit passage Melun (20e arrondissement) où se situe aussi l’imprimerie. Celle-ci est dénoncée en 1924 par l’Union des syndicats de la Seine.

L’Union des Syndicats de la Seine vient d’être avisée que l’imprimerie Dequirot, 1, passage de Melun, n’employait pas des ouvriers syndiqués et n’appliquait pas les tarifs syndicaux. De plus, cette maison pour gagner la confiance des organisations syndicales a contrefait le label confédéral unitaire.

Que tous les militants se le disent et ne confient plus aucuns travaux à cette imprimerie antisyndicale [1].