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L’Union agricole d’Afrique
Projet phalanstérien, oeuvre philanthropique ou entreprise capitaliste ?

Bernard Desmars  |  2005 / n° 16 |  décembre 2005



Résumé

En 1845-1846, des fouriéristes, en majorité lyonnais, ont fondé une société, l’Union agricole d’Afrique (ou Union du Sig), propriétaire d’une exploitation dans la région d’Oran, avec pour objectifs le développement de la colonisation en Algérie et l’expérimentation de l’association entre capital et travail. On a souvent écrit que cette société avait très tôt perdu son inspiration fouriériste. Cet article, qui étudie l’Union de la fin des années 1860 au début des années 1890, s’intéresse à la façon dont les disciples de Fourier, restés à la tête de l’entreprise, ont tenté de renouer avec les ambitions initiales au début des années 1870, puis ont essayé d’utiliser le domaine à des fins philanthropiques en y installant un orphelinat, avant, au début des années 1890, d’abandonner toute préoccupation sociale. Plus largement, il s’agit à travers l’Union du Sig de s’interroger sur le devenir des entreprises fouriéristes et sur la reconversion des espérances phalanstériennes.

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Index

Lieux : Algérie - Saint-Denis-du-Sig, Algérie

Notions : Agriculture - Expérimentations - Union agricole d’Afrique

Personnes : Couturier, Henri - Gautier, Henri - Griess-Traut, Jean

Pour citer ce document

DESMARS Bernard , « L’Union agricole d’Afrique. Projet phalanstérien, oeuvre philanthropique ou entreprise capitaliste ?  », Cahiers Charles Fourier , 2005 / n° 16 , en ligne : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article283 (consulté le 22 septembre 2018).


Bernard Desmars

Bernard Desmars est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Lorraine. Après avoir étudié la délinquance des premières décennies du XIXe siècle, il s’intéresse depuis quelques années déjà aux militants fouriéristes, et surtout à ce qu’ils deviennent après la Seconde République, aux voies qu’ils empruntent pour réaliser leurs ambitions et concrétiser leurs idéaux. Il participe depuis une quinzaine d’années aux activités de l’Association d’études fouriéristes. Il a récemment publié Militants de l’utopie ? Les fouriéristes dans la seconde moitié du XIXe siècle (Dijon, Presses du Réel, 2010)


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