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Wanda ou l’espace des possibles

Laurence Bouchet  |  2003 / n° 14 |  décembre 2003



Index

Notions : Amour - Cinéma - Sexualité

Personnes : Loden, Barbara

Pour citer ce document

BOUCHET Laurence , « Wanda ou l’espace des possibles  », Cahiers Charles Fourier , 2003 / n° 14 , en ligne : http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article83 (consulté le 16 novembre 2017).

Texte intégral

Oui, la vie pouvait être dure. Etait-ce la vie ? La triste vie ? La pulsion de mort au fond de la nature humaine ? L’indifférence. L’absence de passions joyeuses. L’espoir meurtri dès l’enfance et finalement vaincu par le calcul, la jalousie, le sexe sans amour, la misère. Oui, il y avait là une vérité mais Wanda l’avait traversée sans y croire, enroulant nonchalamment ses cheveux blonds un peu filasse autour des bigoudis. Préservée on ne sait trop comment. Et puis, elle avait eu la chance de connaître la sensation des poumons qui respirent et se gonflent.

Tandis qu’elle attendait dans la douce fraîcheur matinale, sur le bord de la quatre voies, le bus qui la conduirait en ville, elle se souvint avec écœurement de la Pennsylvanie grise des mineurs, de la maison, du canapé moite sur lequel elle s’allongeait sans penser à rien, des cris des gosses, de l’humidité crasseuse quand on ouvrait la porte, des bruits tantôt stridents tantôt lourds des pelleteuses et des camions pleins de charbon. Puis revinrent à sa conscience les odeurs des corps des hommes rencontrés, celle de Dennis lorsque allongé en slip dans une chambre d’hôtel il fumait un cigare sans rien dire. On entendait le vrombissement des voitures au dehors. Ses gestes de tendresse la surprenaient et l’émouvaient malgré sa brutalité habituelle. Dennis ressemblait à un homme comme tant d’hommes, un homme ordinaire, celui qu’on ne remarque pas. Il jouait de cette apparence pour ne pas attirer l’attention.

Mais Dennis avait ses rêves. Les rêves ont aussi leur vérité. Aujourd’hui elle se disait qu’elle avait aimé cette force de rêver, aimé malgré elle, aimé sans rien connaître à l’amour, aimé sans y réfléchir comme une évidence. Pendant quelques jours Dennis l’avait entraînée. Ils avaient respiré au-delà de ce monde organisé, de cette machine sale et huilée qu’on appelle la réalité. Mais l’histoire du hold-up s’était mal terminée et l’avait laissée seule, vacillante, perdue dans la foule pendant que le corps de cet homme qui avait été son amant gisait dans le hall de la banque. Empêchée de s’approcher, elle avait senti dans sa chair l’arrachement, le vide ; puis son visage s’était soudain recomposé.

Maintenant, le bus s’avançait le long de la quatre voies où passaient des camions chargés de denrées et quelques voitures aux phares encore allumés. Wanda gardait le goût du café dans sa bouche. Sa mémoire lui fit revivre l’impression de basculement. Leur rencontre avait réveillé son appétit de vivre, son envie d’enfiler de jolies robes. Elle avait aussi aimé, au volant de la voiture, filer sur les routes de l’Amérique.

Elle fit signe au chauffeur, grimpa les marches, s’accrocha à la rambarde d’une main et de l’autre chercha un ticket dans son sac. Wanda avait connu d’autres hommes mais elle ne couchait plus comme ça avec le premier venu qui avait envie d’elle. Sa révolte prenait forme, devenait plus consciente, se tournait vers l’extérieur, la renforçait de l’intérieur. Elle était aussi parfois plus incertaine, plus complexe, sa fragilité n’était plus la même, elle se cherchait.

Le bus filait maintenant toutes vitres ouvertes sur l’autoroute. Le coude replié sur l’appui de la fenêtre, les cheveux agités en tous sens par le vent et bruissant aux oreilles en un froissement d’ailes, Wanda regardait défiler les paysages de banlieue. Depuis qu’elle avait abandonné ses enfants, elle avait pris goût aux plaisirs de l’amour. D’abord avec une sorte de rage - en y repensant ses yeux brillaient avidement comme ceux d’un écureuil - puis avec plus de tendresse.

Elle était seule, entourée de banquettes vides qui se rempliraient, se désempliraient et se rempliraient à nouveau jusqu’au centre ville où le groupe des passagers viendrait mourir dans le désordre frénétique de la foule déjà affairée. Elle jouissait pour l’instant de cette solitude, de ce vide qu’elle remplissait de ses pensées peuplées. Seule depuis la mort de Dennis, seule déjà depuis son divorce et ce jour où elle s’était trouvée dans la rue, sans travail, livrée au monde et à elle-même, en quête d’elle-même et du monde. Seule pour établir des espaces où elle vivrait en contact, où elle serait un contact. Seule et faite de rencontres. Plus seule qu’elle ne l’avait jamais été mais aussi plus ouverte qu’elle ne l’avait jamais été. Et la vie prenait sens dans cette solitude tendue de liaisons attractives.

Dans la lumière matinale les lambeaux de nuages colorés, bistres, violets, mauves, roses au firmament, se formaient, se déformaient.

« Les destinées sont proportionnelles aux attractions ». Les mots de Fourier flottaient quelque part dans sa conscience. La première fois qu’elle les avait entendus, ils l’avaient frappée comme une formule incantatoire dont on ne cherche pas à comprendre le sens.

Nul ne connaît exactement le pouvoir de transformation des mots sur les êtres. Elle faisait l’expérience de leur action souterraine, de leur résonnement mystérieux ; avec le temps ils produisaient leur effet et des changements s’opéraient dans son corps et son esprit au point qu’il lui semblait que ses perceptions n’étaient plus tout à fait les mêmes.

En posant les yeux rêveusement sur les paysages nimbés de la lueur du jour naissant, elle établissait la géographie de son cœur. A l’affût de ce qui pouvait advenir, successivement elle se tendait et s’abandonnait confiante. L’amour, le « Grand Brillant », l’avait découverte à elle-même et au monde, l’avait guidée dans ce vaste labyrinthe. Elle avait souffert avec fatalisme -la vie peut être dure - mais sans renoncer ; elle ne souffrait plus en cet instant de solitude apaisée. Dans les espaces creusés par les liaisons elle tendait des fils de mots. André, Dennis, Hyacinthe, Suzanne pivots de son être. La précieuse présence de leurs corps se poursuivait en vibrations dans le vide de leur absence, atteignant les pensées et la chair de Wanda. Elle cherchait la vie révoltée et refusait en aimant.

C’est par André, le poète à l’amour exclusif mais intense et brûlant, par cet homme inspiré, aux envolées puissantes, aux échappées bouleversantes, qu’elle avait découvert l’univers harmonieux et rêvé de Charles Fourier. Les livres parfois sont plus vivants que ce qu’on présente comme réalité ; elle avait connu un plein bonheur dans ces pages offrant la liberté à respirer. Touchée, exaltée, amusée, en lisant elle riait, souriait, se sentait vivre comme lorsqu’on arrive, assoiffé de désir mais un peu perdu, à un rendez-vous amoureux. Séduite par cette pensée lucide et percutante dans ses critiques, joyeuse et drôle dans ses descriptions d’un monde qui promettait tant de passions et de beauté et ne répondait qu’au principe de plaisir, elle ressemblait à ces disciples qui cent ans plus tôt n’avaient pas hésité à tenter l’aventure, à embarquer sur de grands bateaux pour de lointaines destinations.

Parfois, son cœur se serrait cependant ; elle se sentait trop seule dans ses emportements enthousiastes, s’étonnait comme une enfant que les forces de tous ne s’unissent pas. Elle se plaisait à rêver d’Harmonie. Elle, la mauvaise mère, elle qui, trop lente, avait été renvoyée de l’usine de couture, et dont les pieds appuyaient à peine sur le sol, elle qui parlait peu, exprimait peu et semblait venir d’ailleurs.

Son imagination s’épanouissait dans l’univers naïf de Fourier, s’amusait des petites hordes vives et bariolées parcourant les campagnes à dos de poneys empanachés, des séries de jardiniers et de jardinières s’affairant, tout à leur passion des beaux légumes, dans les allées d’un grand potager ; il lui semblait que ce travail ne lui aurait pas déplu mais elle ne connaissait que la ville. A quoi pouvait ressembler l’architecture d’un phalanstère ? Il fallait que les hommes et les femmes y puissent circuler librement à pied ou sur le dos souple et soyeux d’un anti-lion. Les trottoirs étaient bordés d’orangers. Dans l’aile d’un bâtiment se préparait une fête gastrosophique, les vins étaient déjà versés dans des carafes de cristal et les petits pâtés, disposés sur des tables aux longues nappes, flattaient de leur doux parfum les narines des convives. Elle aurait dîné avec ses amis les plus chers et les discussions se seraient poursuivies tendrement jusqu’au cœur de la nuit. Sa curiosité était sans limites lorsqu’elle entrevoyait les jouissances sensuelles et sentimentales dont la civilisation ne peut nous donner qu’une bien pâle idée.

Pour le meilleur et pour le pire les livres de Fourier lui avait ouvert de nouvelles perspectives. Ils avaient agrandi son âme, l’avait rendue plus complexe et plus nuancée. C’est ainsi qu’elle se découvrit capricieuse, dut apprendre la sagesse, accepter la solitude, la patience, mêler l’utopie au stoïcisme, le rêve à l’acceptation.

Depuis cent ans l’eau avait coulé sous les ponts, le sang et les larmes avaient été abondamment versés. Depuis Désirée Véret, Clarisse Vigoureux, Julie Considerant, Louise Bessard, Elisabeth Charpentier, Marie Guillemet, Josséphine Gresset, Adèle Thévenet et toutes celles qui furent séduites par l’utopie mais dont le nom n’a pas été retenu. Depuis cent ans, depuis toujours les espoirs avaient été déçus. Restaient les naissances, les mots et l’amour.

Oui, la vie pouvait être dure. Etait-ce la vie ? La triste vie. La pulsion de mort au fond de la nature humaine. L’indifférence. L’absence de passions joyeuses. Oui, la haine pouvait aller loin, dévaster, amoindrir. Le XXe siècle semblait avoir détruit les espoirs naïfs du XIXe et resserré l’étau de la réalité. Les révolutions avaient retourné les idéaux avec une brutale violence ou s’étaient lentement délitées dans une douce barbarie où le pouvoir s’installait sans risque de rébellion, où l’imagination ne trouvait plus d’espace, où la vivacité du plaisir disparaissait. Les mots perdaient leur sens, s’inversaient, s’annulaient, servaient à de morbides manipulations et la vie ne se frayait plus de chemin dans la surprise de leur coexistence.

Wanda se souvint de son divorce ; elle n’avait pas pensé à enlever ses bigoudis pour se rendre au tribunal.

Elle descendit du bus arrivé au cœur de la ville. Il faisait chaud déjà. Elle marcha. Le brouhaha de la foule, des voitures, des commerces la saisissait, elle sentait le frôlement des passants, avançait sans but, s’arrêtait, observait, repartait cherchant les coins d’ombrage encore imprégnés de la fraîcheur de la nuit. Elle s’allongea sur un banc dans un parc, se laissa bercer par la rumeur de la ville qui semblait agiter les feuillages. Au loin on entendit la sirène d’une voiture de police. Une légère brise faisait battre les pans de sa robe sur ses cuisses, caressait sa nuque et son front à la naissance des cheveux. Elle n’avait jamais cessé d’être attentive au plaisir, un plaisir intense et passionné composé de multiples ramifications, lié à d’infinies variations.

Ses pensées retournèrent aux êtres qui lui étaient chers telles des vagues attirées par le rivage.

Elle pensa à Hyacinthe. Il aurait pu être là avec elle. Ils auraient marché dans la ville, flâné jusqu’à l’heure du repas. Elle aurait à nouveau senti ce désir si vif qui naissait en elle lorsqu’elle se trouvait en sa présence. Elle sentit un tressaillement dans le bas de son ventre, rêva du sexe de Hyacinthe doux, dur et chaud, tout frémissant sous la pulpe de ses doigts. Lors d’une après midi d’amour il avait joué à le promener sur ses seins, dans son cou, sur sa nuque, derrière ses oreilles ; cela lui avait plu. Allongée sur le banc, la tête légèrement renversée, elle sourit à l’évocation de ce souvenir. Ils auraient fait l’amour puis ils auraient parlé tête bêche caressant leurs pieds et les serrant contre leurs cœurs.

Oui, elle aimait Hyacinthe. En s’avouant à elle-même la nature de ses sentiments, en les nommant elle sentit s’éveiller en elle la passion de la composite, l’enthousiasme sans limite par lequel nous participons à la divinité en nous unissant au grand tout. Son regard se perdit dans la verdure ondoyante des ramures tandis que des oiseaux sautillaient sur le gravier de l’allée, piquant leur bec nerveusement ici et là.

Cet amour intense mais non exclusif la rassurait. Hyacinthe avait le pouvoir de calmer ses inquiétudes, même s’il y avait en lui des côtés sombres. Hyacinthe l’apaisait, parce que Dennis avait éveillé sans même le vouloir ni le savoir son goût de la révolte, parce qu’André l’aidait à rêver, parce que, dans la compagnie de Suzanne elle ne craignait pas le quotidien et connaissait l’équilibre confiant des vies partagées. La papillonne préserve l’amour de la captivité égoïste et exclusive, l’enrichit par la connaissance des tempéraments variés, le maintient en éveil par les petits picotements de l’inquiétude d’une possession jamais définitivement acquise.

Elle se leva et poursuivit son chemin à travers les allées du parc jusqu’aux grandes grilles qui l’entouraient. C’est sous l’égide de Fourier et des femmes de haut ton qu’elle s’essayait à l’invention de ses amours.

Elle descendit les ruelles conduisant jusqu’aux quais. La mer scintillait sous le soleil ardent. Elle aimait voir les mouvements des camions et des grues le long des docks. C’est dans le pub où pendant quelques temps elle avait servi comme barmaid qu’elle avait rencontré Hyacinthe. Il venait presque tous les soirs, s’asseyait à la même place car chaque mouvement de son corps était mesuré, économisé. Ses épaules épaisses se voûtaient. Il parlait d’une voix grave avec un ton désabusé, parfois brutal, qui ne rebutait pas Wanda car elle en avait connu d’autres. Sauf lorsqu’il mangeait, il ne manifestait pas de plaisir, n’attendait rien des autres, voulait s’en protéger. Qui était-il ? Le raté, l’homme passif, gras et individualiste qu’il affichait ou l’être fragile, complexe, amoureux, sensible, mouvant et multiple que dissimulait cette apparence ? Il finissait par ne plus savoir. Qui sommes-nous hors des regards que les autres portent sur nous et auxquels il faut faire face, de ces regards qui nous échappent mais qu’à sa manière Hyacinthe tentait de contrôler ? Qui sommes-nous ? Hyacinthe ne cessait de s’empêtrer dans une image qu’il donnait de lui pour se protéger des autres.

Mais en lui Wanda voyait autre chose. Sa souffrance l’atteignit avec une force irrépressible, non réfléchie, une force démultipliée par l’ardeur du désir violent et insomniaque dont elle était maintenant capable. Il y eut donc du sexe et de la compassion mélés. Elle souhaitait apporter du réconfort à Hyacinthe ; elle en aurait bien aimé pour elle aussi.

Elle s’attarda devant un bateau de pêche qui déchargeait une cargaison de seiches gluantes et noires d’encre.

Le réconfort, c’était la chaleur d’un goût de vivre, d’un goût d’aimer qu’elle avait ressenti avec Dennis malgré la solitude qui les enveloppait, puis avec André et avec Suzanne dont le visage au yeux fendus tentait de dissimuler avec pudeur les rêves les plus fous. C’était l’entrain, la gaîté et la délicatesse qu’elle avait trouvés dans les pages de Fourier. Elle ne pouvait plus renoncer à ces « illusions réelles » sans lesquelles la vie n’a pas de saveur ; elle ne pouvait accepter que Hyacinthe y renonce.

Aussi avait-elle mis toutes ses forces dans l’espoir de le voir et de le sentir vivre de plaisir entre ses bras ; mais ce faisant elle fit elle-même à nouveau l’expérience toujours surprenante mais pourtant renaissante du plaisir, expérience riche d’anciens plaisirs, comme si dans la quête qui nous conduit de l’avant nous étions occupés à retrouver par l’agencement de touches de couleurs le tableau d’un plaisir originaire, unique, hors du temps.

Les visages et les mains des pêcheurs se couvraient de l’encre qui éclaboussait lorsqu’ils entassaient les caisses.

Entre Wanda et Hyacinthe, la première nuit, il y eu le plaisir de la tendresse, la douceur des caresses, l’impatience de la découverte des corps, le repos de la tête dans le creux d’une épaule. En lui, dans la chaleur de son contact, elle avait trouvé autre chose. Entre eux, il y eu du sexe ; du sexe comme un inappréciable trésor : l’or étincelant des regards, les mains chargées de fruits sucrés, de grappes mûries sous le soleil, le parfum de la peau dominant finalement dans l’intensité concentrée du rapprochement, comme si brusquement ils avaient quitté le trottoir ensoleillé et vivement coloré d’une ville pleine de passants pour se trouver transportés dans une forêt marécageuse faite de touffes spongieuses, de plantes carnivores, d’eaux sombres et acres, de petits bouleaux tremblants.

Entre eux, l’attirance affolante, le trouble d’autant plus puissant qu’il est inexplicable. Venait-il des yeux dorés de Hyacinthe dont l’expression désirante faisait naître le sourire sur ses lèvres ? De ses mains aux paumes arrondies épousant, infatigables de caresses, les formes qu’elles rencontraient ? Elle n’avait pas de réponse à ces questions, elle se souvenait seulement avoir aimé l’élan confiant qui la portait vers lui.

Dans son cœur, son corps et son âme de femme la simplicité du désir sexuel avait chassé les épais nuages de la culpabilité tel le vent soufflant sur la mer et découvrant au-delà des blanches masses cotonneuses, la pureté d’un ciel bleu. Femmes prostituées, femmes humiliées, femmes mutilées, femmes assassinées, femmes enfermées dans la rigidité de leur image de pureté, de sainteté, de maternité, femmes dominées et femmes dominantes. Elle avait goûté des plaisirs que d’autres n’avaient pas connus.

Temps arrêté, instants d’éternité ! Elle ne voulait pas oublier et tentait de les rattraper dans un filet tissé de mots. Elle renaissait encore une fois par le langage, après être née dans la chaleur moite du frottement des torses, dans la tendresse des bras aimés. Les phrases finiraient bien par faire revivre pour elle, et pour d’autres peut-être, l’enfant toute baignée de plaisir qu’elle avait alors été, que nous avons un jour été.

[Wanda, de Barbara Loden (USA, 1970), est rediffusé dans les salles de cinéma depuis l’été 2003. Barbara Loden interprète le rôle de Wanda, Michael Higgins celui de Norman Dennis].


Laurence Bouchet

Laurence Bouchet

Professeur de philosophie, elle a en particulier travaillé sur André Breton. Elle a écrit plusieurs articles dans les Cahiers Charles Fourier. Elle vit et travaille à la campagne (au bord du lac de Saint-Point).


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