Cahiers

2013 / n° 24

Le phalanstère représenté

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Actualités

Thomas Bouchet
Jean-Claude Dubos
Informations diverses
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Editorial

Nathalie Brémand
Florent Perrier
Le phalanstère représenté
texte intégral

Etudes

Elsa Maillot
Tentatives de phalanstères

À partir de la description du phalanstère par Victor Considerant, ces « tentatives de phalanstère » cherchent à représenter le désordre et les problèmes de l’architecture en civilisation (mauvaise organisation, manque d’hygiène, de lumière, etc.). Les propositions d’implantation idéale du phalanstère, se retrouvent également dans la carte "le palais sociétaire" avec un paysage structuré autour des bâtiments (carte réalisée avec La Fraternelle, Saint-Claude). Ensuite les représentations du phalanstères selon différents critères mettent en valeur des particularités du système d’organisation de la société selon Charles Fourier (habitations & environnement, travail & circulations, loisir).

résumé

Antoine Picon
Notes sur l’utopie, la ville et l’architecture

Les références urbaines et architecturales sont omniprésentes dans le discours utopique. Mais cette présence n’empêche pas la vision de la ville et de l’architecture véhiculée par l’utopie de rester nimbée de flou. Partant de ce double constat, l’article s’interroge sur la fonction des références spatiales dans la construction du discours utopique. Il propose d’y voir l’expression d’un besoin de vraisemblance et d’une quête de l’objectivité venant à l’appui de sa prétention à changer durablement la réalité. L’imprécision des projets urbains et architecturaux de l’utopie pourrait bien provenir de la nécessité de concilier besoin de contrôle et perspectives émancipatrices. Elle renvoie en définitive aux relations complexes qu’entretiennent utopie et imaginaire social.

résumé

Laurent Baridon
L’irreprésentable organicité du phalanstère

Les représentations du phalanstère, relativement peu nombreuses, ont fait l’objet d’un traitement ambigu de la part de Fourier et de ses disciples. Jugées nécessaires, leur diffusion a pourtant été limitée et contrôlée. Cette prudence s’explique sans doute par la volonté de ne pas faire naître de faux espoirs par des projets trop ambitieux. Elle provient aussi des réticences des fouriéristes envers les images et leur trompeur pouvoir d’évocation. Davantage que de la vue, l’architecture, « art pivotal », relève du « tact », selon Désiré Laverdant. L’image était impuissante à rendre l’organicité architecturale et sociale du phalanstère.

résumé

Nathalie Brémand
Le phalanstère n’est pas un monastère

Les rares représentations graphiques du phalanstère dont nous disposons reprennent les traits du dessin proposé par Fourier dans Le Phalanstère de 1832. Inspirée par l’architecture du XVIIIe siècle, cette image s’est imposée comme figure emblématique du système harmonien. Pourtant, elle en donne une image très réductrice. Evoquant un univers figé, elle alimente l’idée d’une société immobile et fermée sur elle-même que les détracteurs du fouriérisme ont pu entretenir en partie grâce à elle. Et elle occulte des aspects fondamentaux du fouriérisme, comme sa dimension évolutive qui prend appui sur le caractère expérimental de la théorie sociétaire.

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Florent Perrier
L’utopie à l’image exceptée. Ambiguïtés du phalanstère représenté

La pauvreté relative des représentations graphiques du phalanstère (moins de dix en un demi-siècle) contraste avec la richesse de ses descriptions littéraires. Repartant de ces dernières, l’article identifie certaines caractéristiques notamment liées à la mise en scène, à l’éblouissement, au point de vue ou encore au choix esthétique de l’esquisse qui obèrent en réalité, au fil de ces écrits, quand ils ne l’interdisent pas, une figuration précise du phalanstère. Cet effacement ou cette mise en retrait du phalanstère représenté apparaît alors, rapporté aux principes mêmes de la théorie sociétaire, comme participant d’une démarche cohérente où l’utopie est privilégiée, à l’image exceptée.

résumé

Sources

Cahier iconographique

Biblio-iconographie

Etudes

Florent Perrier
Miniature et carton-plume. A propos d’Utopia bianca de Berdaguer et Péjus

L’œuvre de 2009 de Christophe Berdaguer et Marie Péjus intitulée Utopia bianca expose, sous forme de maquettes principalement, le mobilier nécessaire au fonctionnement d’un phalanstère de quatre cents familles. Rare représentation d’éléments présents à l’intérieur du phalanstère (qui n’est sinon jamais figuré que vu de l’extérieur), cette œuvre permet de s’interroger sur les raisons de ce manque originel qui renvoie, en définitive, au caractère non contraignant de l’architecture sociétaire. En parallèle, est évoqué le devenir du phalanstère d’enfants vers lequel font signe les maquettes mises en espace par les deux artistes contemporains.

résumé

Sources

Charles Fourier
Note sur la vignette

Victor Considerant
Avis à nos abonnés de Paris sur le colportage d’un tableau

Expérimentations

Michel Antony
Autour d’un livre de Jean-François Aupetitgendre
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Notes de lecture

Laurent Commaille
Bollerey Franziska, Architekturkonzeptionen der utopischen Sozialisten - Alternative Planung und Architektur für den gesellschaftlichen Prozeß, Berlin, Ernst & Sohn, 247 p., ill.
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Thomas Bouchet
Cordillot Michel, Utopistes et exilés du Nouveau Monde. Des Français aux Etats-Unis de 1848 à la Commune, Paris, Vendémiaire, 2013, 379 p.
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Louis Ucciani
Guillaume Chantal, Charles Fourier ou la pensée en contre-marche, Neuvy-en-Champagne, Le Passager Clandestin, 2013, 96 p.
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